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Ouest-France
mardi 21 novembre 2006

Des élus veulent modifier la loi littoral.

Des incohérences sont dénoncées par l'Association des maires du Finistère. Dix-sept élus font une proposition pour les stations d'épuration et l'agriculture.

"S'ils ne veulent pas la remettre en cause et soutiennent même «les grands principes qu'elle énonce », les 118 maires finistériens qui y sont assujettis commencent, quand même, à faire la grimace. Ils reprochent deux incohérences majeures dans l'applIcation quotidienne de ce texte,et souhaitent qu'elles soient corrigées au plus vite.
La pointe Bretagne très concernée
Le premier problème concerne les agriculteurs non soumis aux installations classées, les pêcheurs et les conchyliculteurs. La loi les empêche, en effet, d'édifier les bâtiments nécessaires àleur activité sur les lieux de production, situés parfois à 10 km du rivage, voire davantage. Un tel désagrément s'est produit dernièrement à Tréflez, près de Brest. Raison invoquée: l'absence de continuité de ces constructions avec une agglomération, un village, des hameaux....... «cette absence, de continuité urbaine met, également, les,élus locaux dans l'embarras quand il s agit de l'Implantation d'une station d'épuration, dont la construction est rendue obligatoire par la loi, explique Louis Caradec, à la fois maire de Plougonvelin et président de l'Association des maires du Finistère. C'est là notre deuxième problème. Il y a l'exemple de Combrit (pays bigouden). La construction de sa station a été arrêtée pendant deux ans. Nous n'allons quand même pas être obligés de faire édifier ce style d'équipement au cŒur des communes pour que le principe de continuité soit respecté! Il est grand temps que les choses évoluent." Pour ce faire, dix-sept élus finistériens ont travaillé durant deux mois et demi, afin de donner ,naissance à une plaquette informative (tirée à 3000 exemplaires) et de rédiger une proposition d'amendement législatif.........."

Yves-Marie ROBIN.