U.D.P.N.44

Association Loi 1901 – N° 10782 –

Agréée au titre de la loi de Juillet 76 sur la Protection de la Nature

Union Départementale des Associations de Protection de la Nature

de l’Environnement et du Cadre de Vie en

Loire-Atlantique

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                                                                                          Saint-Nazaire, le 19 mars 2008

 

                                                                                                                        Monsieur le Préfet de la Loire Atlantique

                                                                                          Direction des Affaires interministérielles

                                                                                          et de l’Environnement

                                                                                          6 quai Ceinerey

                                                                                          B P  33515

                                                                                          44035   NANTES CEDEX 1

 

Objet : MAREE NOIRE dans l’ESTUAIRE :

            450 tonnes de fioul lourd en Loire.

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Trente ans après (date pour date) la catastrophe de l’Amoco Cadiz, 450 tonnes de fioul lourd de plus dans un Océan d’inconscience !, après les catastrophes répétées de l’Erika, et autres tankers flottants, avec les nappes dérivantes d’hydro-carbure provenant de purges volontaires ou de fuites inexcusables en provenance de navires hors d’usage ou confiés à l’autorité de mains indignes, l’ESTUAIRE de la LOIRE et les rives de nos côtes immédiates sont à nouveau souillés et pollués par un fioul lourd dangereux pour la santé humaine, mais aussi pour la flore, la faune et le milieu halieutique.

 

Nous nous interrogeons, après le suivi, qui a été le nôtre, de la catastrophe de l’Erika tout au long du ramassage des déchets et du retraitement de ceux-ci, en tant que membres associés à la CLIS à DONGES, au sein même de la Raffinerie Total Fina, sur les causes de cette dernière catastrophe. Alors que les installations en cause dépendent et sont directement sous la surveillance visuelle de la Raffinerie de Donges !

 

Nous devons insister sur le fait que cette raffinerie de Donges est implantée dans un milieu estuairien extrêmement fragile et classé Natura 2000, et comme telle, devrait faire l’objet, de la part de la direction Total Fina, d’une surveillance et d’une rigueur d’exploitation d’autant plus poussées.

 

Nous sommes amenés à nous interroger, d’autre part, sur les dispositions qui auraient dû être prises depuis la fin des opérations de récupération de déchets de l’Erika et des conditions dans lesquelles se sont déroulés le retraitement et l’élimination des déchets relevant de cette catastrophe.

 

En effet, lors de la CLIS du 4 octobre 2004 au cours de laquelle il a été présenté le « bilan global des opérations de gestion des déchets et réaménagement des sites de stockage », il a été évoqué en particulier (page 3 du compte-rendu) l’actualisation des Plans POLMAR Terre et Mer, où Monsieur

 

                                                                                          …/…

 

                                                                                          2

 

 Romagnoli (DRIRE) « confirme, que début 2004, dans le cadre de la révision du plan Polmar Terre en Loire Atlantique, des séances de retour d’expériences ont eu lieu, aboutissant notamment à l’élaboration de fiches-réflexe d’intervention, à l’identification de sites potentiels de stockage de déchets sur proposition des maires et à la définition de critères de configuration et de gestion de ces sites de stockage. », et où Monsieur Clément (UDPN) « demande si des réserves de terrains ont été gelées pour d’éventuels sites potentiels. ».

Monsieur le Sous-Préfet « répond par la négative, indiquant qu’à ce stade, il s’agit simplement de zones pré-identifiées. »

Nous souhaiterions connaître où nous en sommes de ces décisions ?

 

Par ailleurs, compte-tenu du vécu du retraitement des déchets de l’Erika, et des conditions dans lesquelles il a fallu improviser dans l’urgence la conception et la mise en place des dispositifs techniques pour résoudre au mieux les retraitements de ces 267 000 tonnes de déchets, il nous apparaissait évident, à l’issue de cette opération, de la nécessité de prévoir en amont, sinon dans le contexte de la raffinerie, mais tout au moins à proximité immédiate, l’aménagement d’un espace réservé au stockage et d’une aire pré-équipée de structures et de matériels appropriés pour faire face à ces genres de catastrophes, et être en mesure de traiter les matières souillées, telles celles de l’Erika traitées par l’entreprise Brézillon.

 

Avant le repliement des installations des retraitements des déchets de l’Erika, nous avons écrit au Ministère de l’Environnement pour que les 6 500 m3 de déchets de l’Amoco Cadiz stockés provisoirement à proximité des Bossènes soient éliminés et retraités par les installations en place.

La CLIS avait eu l’accord du représentant de Total Fina pour cette opération, moyennant révision du matériel en place et financement propre au retraitement de ces derniers déchets, … nous attendons toujours la réponse ! Pouvons-nous toutefois  espérer que ceux-ci seront enfin neutralisés et éliminés cette fois-ci ?

 

En tant qu’anciens membres de la CLIS de l’ERIKA, marqués par ce qui précède et inquiets non seulement des impacts de cette catastrophe du 16 mars 2008, l’UDPN souhaiterait, Monsieur le Préfet, que vous portiez à sa connaissance tous les éléments de réponses à ses interrogations, quant aux dispositions arrêtées à l’intérieur du plan Polmar Terre, au niveau des aires de stockages provisoires, mais aussi, sur le retraitement des matériaux récupérés.

 

Une nouvelle CLIS,ou une CLIS spécifique, sera-t-elle créée dans le cadre de cette catastrophe ? Si oui, l’UDPN vous demande à y être intégrée dans la mesure du possible.

 

Dans l’attente des éléments de réponses,

nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en notre parfaite considération.

 

                                                                                          Pour le Président,

                                                                                          Le Vice-président M. Jean CLEMENT,

 

 

 

Pièces jointes : - Extrait (2 pages) du Memorandum sur les problèmes et conséquences de la Marée Noire du 12 décembre 1999,

-         copie-extrait (3 pages) du Compte-rendu de la CLIS du 4 octobre 2004,

-         copie lettre S.P.C.N.E. du 16 janvier 2007 à M. Gérard PARET « Emission Pièces à conviction FR3 » (2 pages).

 

Double correspondance à adresser à : Jean CLEMENT UDPN44 110 rue Ferdinand Buisson 44600 SAINT-NAZAIRE

                                                             Tél. : 02 40 70 18 41   Fax : 02 40 00 98 50   e-mail : spcne@ orange.fr