U.D.P.N.44
Association Loi 1901 – N° 10782 –
Agréée au titre de la loi de Juillet 76 sur la Protection de la Nature
Union Départementale des Associations de Protection de la Nature
de l’Environnement et du Cadre de Vie en
Loire-Atlantique
v
Contact : Maison
des Associations – 10, rue Anatole de Monzie – 44200 NANTES.
Tél. 02 40 47 33 94 – Fax 02 40 03 17 47
e.mail : udpn.44@ wanadoo.fr
Monsieur le Préfet de la
Loire Atlantique
Direction
des Affaires interministérielles
et
de l’Environnement
6
quai Ceinerey
B
P 33515
44035 NANTES CEDEX 1
Objet : MAREE NOIRE dans l’ESTUAIRE :
450 tonnes de fioul lourd en Loire.
Monsieur le Préfet,
Trente ans après (date pour
date) la catastrophe de l’Amoco Cadiz,
450 tonnes de fioul lourd de plus dans un Océan d’inconscience !, après
les catastrophes répétées de l’Erika,
et autres tankers flottants, avec les nappes dérivantes d’hydro-carbure
provenant de purges volontaires ou de fuites inexcusables en provenance de navires
hors d’usage ou confiés à l’autorité de mains indignes, l’ESTUAIRE de la LOIRE
et les rives de nos côtes immédiates sont à nouveau souillés et pollués par un
fioul lourd dangereux pour la santé humaine, mais aussi pour la flore, la faune
et le milieu halieutique.
Nous nous interrogeons,
après le suivi, qui a été le nôtre, de la catastrophe de l’Erika tout au long du ramassage des déchets et du retraitement de
ceux-ci, en tant que membres associés à la CLIS à DONGES, au sein même de la
Raffinerie Total Fina, sur les causes de cette dernière catastrophe. Alors que
les installations en cause dépendent et sont directement sous la surveillance
visuelle de la Raffinerie de Donges !
Nous devons insister sur le
fait que cette raffinerie de Donges est implantée dans un milieu estuairien
extrêmement fragile et classé Natura 2000,
et comme telle, devrait faire l’objet, de la part de la direction Total Fina,
d’une surveillance et d’une rigueur d’exploitation d’autant plus poussées.
Nous sommes amenés à nous
interroger, d’autre part, sur les dispositions qui auraient dû être prises
depuis la fin des opérations de récupération de déchets de l’Erika et des conditions dans lesquelles
se sont déroulés le retraitement et l’élimination des déchets relevant de cette
catastrophe.
En effet, lors de la CLIS du
4 octobre 2004 au cours de laquelle il a été présenté le « bilan global
des opérations de gestion des déchets et réaménagement des sites de
stockage », il a été évoqué en particulier (page 3 du compte-rendu)
l’actualisation des Plans POLMAR Terre et Mer, où Monsieur
…/…
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Romagnoli (DRIRE) « confirme, que début 2004, dans le cadre de la révision du plan Polmar
Terre en Loire Atlantique, des séances de retour d’expériences ont eu lieu,
aboutissant notamment à l’élaboration de fiches-réflexe d’intervention, à
l’identification de sites potentiels de stockage de déchets sur proposition des
maires et à la définition de critères de configuration et de gestion de ces
sites de stockage. », et où Monsieur Clément (UDPN) « demande si des réserves de terrains ont été
gelées pour d’éventuels sites potentiels. ».
Monsieur le Sous-Préfet
« répond par la négative, indiquant
qu’à ce stade, il s’agit simplement de zones pré-identifiées. »
Nous souhaiterions connaître
où nous en sommes de ces décisions ?
Par ailleurs, compte-tenu du
vécu du retraitement des déchets de l’Erika,
et des conditions dans lesquelles il a fallu improviser dans l’urgence la
conception et la mise en place des dispositifs techniques pour résoudre au
mieux les retraitements de ces 267 000 tonnes de déchets, il nous apparaissait
évident, à l’issue de cette opération, de la nécessité de prévoir en amont,
sinon dans le contexte de la raffinerie, mais tout au moins à proximité
immédiate, l’aménagement d’un espace réservé au stockage et d’une aire
pré-équipée de structures et de matériels appropriés pour faire face à ces
genres de catastrophes, et être en mesure de traiter les matières souillées,
telles celles de l’Erika traitées par
l’entreprise Brézillon.
Avant le repliement des
installations des retraitements des déchets de l’Erika, nous avons écrit au Ministère de l’Environnement pour que
les 6 500 m3 de déchets de l’Amoco Cadiz
stockés provisoirement à proximité des Bossènes soient éliminés et retraités
par les installations en place.
La CLIS avait eu l’accord du
représentant de Total Fina pour cette opération, moyennant révision du matériel
en place et financement propre au retraitement de ces derniers déchets, … nous
attendons toujours la réponse ! Pouvons-nous toutefois espérer que ceux-ci seront enfin neutralisés
et éliminés cette fois-ci ?
En tant qu’anciens membres
de la CLIS de l’ERIKA, marqués par ce qui précède et inquiets non seulement des
impacts de cette catastrophe du 16 mars 2008, l’UDPN souhaiterait, Monsieur le
Préfet, que vous portiez à sa connaissance tous les éléments de réponses à ses
interrogations, quant aux dispositions arrêtées à l’intérieur du plan Polmar
Terre, au niveau des aires de stockages provisoires, mais aussi, sur le
retraitement des matériaux récupérés.
Une nouvelle CLIS,ou une
CLIS spécifique, sera-t-elle créée dans le cadre de cette catastrophe ? Si
oui, l’UDPN vous demande à y être intégrée dans la mesure du possible.
Dans l’attente des éléments
de réponses,
nous vous prions de croire,
Monsieur le Préfet, en notre parfaite considération.
Pour
le Président,
Le
Vice-président M. Jean CLEMENT,
Pièces jointes : -
Extrait (2 pages) du Memorandum sur les
problèmes et conséquences de la Marée Noire du 12 décembre 1999,
-
copie-extrait (3 pages) du Compte-rendu
de la CLIS du 4 octobre 2004,
-
copie lettre S.P.C.N.E. du 16 janvier 2007 à M. Gérard PARET
« Emission Pièces à conviction FR3 »
(2 pages).
Double correspondance à adresser à : Jean CLEMENT UDPN44 110 rue Ferdinand Buisson 44600 SAINT-NAZAIRE
Tél. : 02 40 70 18 41 Fax : 02 40 00 98 50 e-mail : spcne@ orange.fr