Marées vertes : plan gouvernemental de lutte contre la prolifération des algues vertes

 

 

 

Le Conseil d’Administration de l’UADL, réuni ce samedi 20 février 2010 passé, a pris connaissance avec circonspection des principales dispositions annoncées par le gouvernement dans la cadre du rapport interministériel de résorption des algues vertes en Bretagne.

En effet, si le gouvernement a enfin pris conscience des risques liés à la prolifération des algues vertes ainsi que des dangers pour la santé publique résultant de la décomposition des concentrations observées ici et là, le plan se contente essentiellement de recommandations en matière de lutte contre ce fléau touchant les côtes bretonnes depuis maintenant plusieurs décennies ; et encore, ces orientations ne font que reprendre les moyens des programmes déjà développés depuis des années et qui ont tous montré leurs limites.

Par ailleurs, les engagements principaux du plan gouvernemental concernent des mesures curatives, à court terme, d’aides aux communes pour l’enlèvement et la valorisation des algues vertes. De plus, ces mesures ne toucheront  que deux secteurs géographiques alors que près de cent sites identifiés sont atteints par le phénomène « algues vertes » en Bretagne.

On est loin des solutions radicales et des nouvelles politiques qu’il convenait de mettre en œuvre pour restreindre les méfaits du productivisme agricole intensif.

Devant ce constat, l’UADL a décidé d’apporter son soutien actif au collectif « Halte aux marées vertes » de lutte contre les pollutions par les algues vertes et ses origines, qui s’est constitué à l’occasion de la manifestation d’Hillion le 27 septembre 2009. L’association proposera d’ailleurs, à cette structure, un élargissement de l’action car malheureusement, force est de constater que le phénomène « marées vertes » s’est étendu à d’autres zones littorales, particulièrement en Vendée où certains envisageraient de développer, selon le modèle breton, de nouveaux élevages intensifs.